Par Jean-Philippe Cavaillez
La Morberande, cinquième, signe la meilleure performance de sa carrière
Quelques heures après la course, Anaïs Bescond ne réalisait pas encore. Cinquième du sprint de Pokljuka (Slovénie), la Morberande, première française à l’arrivée, venait de signer la meilleure performance de sa jeune carrière. « Je ne sais pas, c’est tout simplement super, assurait-elle, le plus humblement du monde. Je ne m’y attendais pas car je ne pensais pas en être capable. Dixième, quinzième, oui. Mais là, j’ai frôlé le podium ». C’est un fait, le Jurassienne, avec un sans-faute au tir, a joué dans la cour des très grandes hier, échouant à simplement six secondes du podium. Devant elle, l’Allemande Magdalena Neuner, double championne olympique l’hiver dernier, remporte ce sprint. Elle est suivie de la Slovaque Anastasyia Kuzmina, 9 e au général de la coupe du Monde, et la Russe Olga Zaitseva (8 e) et la Finlandaise Kaisa Mäkäräinen (leader de la coupe du Monde), ex-aequo. Quatre biathlètes qui collectionnent les titres. « Au fur et à mesure de la course, les entraîneurs me donnaient des infos. Avant mon dernier tir, on ne peut jamais savoir. Quand j’ai bétonné au tir debout, les entraîneurs m’ont dit que j’étais 3 e. J’y ai cru mais je me disais quand même qu’en ski, je n’allais pas finir aussi vite que Neuner et Mäkäräinen ». Lire la suite Bescond frappe fort


Par Jean-Philippe Cavaillez
Sautillante, la banane jusqu’aux oreilles, Anaïs Bescond était tout simplement « heureuse » de sa journée d’hier. D’abord sur le podium des championnats de France après une course maîtrisée, la Morberande apprenait dans la foulée qu’elle était convoquée à la prochaine épreuve de Coupe du Monde d’Oberhof (Allemagne), le week-end prochain, profitant de l’absence de Julie Carraz-Colin, malade. Cette seconde convocation après Pokljuka, juste avant les vacances, récompense l’état de forme et la montée en puissance de la Jurassienne, qui renaît après les nuages de l’été : des blessures et une sortie du groupe France pour s’installer dans le groupe « partenaires ». Sur ce second aspect, point de désir de vengeance, juste l’envie de « montrer qu’elle a le niveau » face aux cadors du biathlon français.